> Potentialité de développement

    1. Secteur agricole et transformation agroalimentaire
    2. Secteur touristique
  3. Secteur de commerce, transport et artisanat
    4. Secteur de la santé et de la promotion sociale
    5. Secteur de l’éducation
    6. Secteur des sports et loisirs

 

3. Secteur de commerce, transport et artisanat

3.1 Commerce

Le commerce : une activité peu pratiquée à Djidja
Le commerce occupe très peu de personnes à Djidja qui est une commune essentiellement agricole. Seulement 16,57% de la population occupée pratique cette activité. Toutefois, ce pourcentage masque de nombreuses différences entre les arrondissements de ladite commune. Les arrondissements qui affichent les pourcentages de commerçants les plus élevés sont Agondji (47,45%) et Mougnon (47,35%). Ceux qui affichent les plus faibles pourcentages sont Gobaix (2,47%), Monsourou (4,18%) et Outo (6,16%). Les autres arrondissements occupent une position intermédiaire.

Principaux marchés et produits écoulés
Les principaux marchés de la commune de Djidja sont Agouna, KaKatèhou (Monsourou), Djidja, Oungbèga, Dan et Setto. Alors que le marché d'Agouna est animé tous les mardis, les autres s'animent tous les quatre jours. Le commerce est essentiellement basé sur les produits agricoles, de l'élevage, de l'artisanat et produits manufacturés. Nombreux sont les produits agricoles de Djidja qui sont exportés vers des marchés autres que ceux de la commune. Il s'agit du maïs, de légumineuses, du charbon et des tubercules qui sont écoulés sur les marchés de Bohicon, d'Abomey, de Zogbodomey, de l'Atlantique et du Littoral. Soulignons que les tubercules sont aussi exportés vers certains marchés du Nigeria. C'est la preuve que la commune dégage un surplus de produits agricoles relativement importants. Même si on y note l'inexistence de marchés à bétail, il faut toutefois souligner que la commune de Djidja est un lieu de passage pour nombre de vendeurs de bovins en provenance du Togo et du Nord -Bénin pour Bohicon, Cotonou et parfois Nigeria.

Analyse de la situation commerciale de Djidja avec les autres communes du Zou
Même si le pourcentage de commerçants de Djidja est de loin inférieur à celui du département estimé à 28,62% (soit 11.221 personnes), il faut toutefois signaler que le commerce y constitue la deuxième activité principale à l'instar des autres communes du Zou. Ce pourcentage global cache d'énormes disparités entre les communes. La commune de Djidja (9,42%) occupe la cinquième place en ce qui concerne la contribution de la commune à l'effectif total de commerçants du département. Les communes de Bohicon (23,63%), d'Abomey (19,49%), d'Agbangnizou (12,24%) et de Zogbodomey (11,03%) occupent respectivement les quatre premières places. Les communes présentant les plus faibles pourcentages sont celles de Covè (5,55%) et de Zagnanado (4,36%). Le commerce est une activité essentiellement pratiquée par les femmes. Dans la commune de Djidja, 88,50% des commerçants sont des femmes. C'est seulement dans la commune de Bohicon que le pourcentage de femmes commerçantes est inférieur à 80%. Ouinhi, avec 95,03% affiche le pourcentage de femmes commerçantes le plus élevé. Les autres occupent donc une position intermédiaire.

3.2 Transport

Infrastructures routières
Le réseau routier de la commune de Djidja s'étend sur 488 km et traversé à l'Est par le réseau ferroviaire sur 32 km environ avec deux gares(Dridji et Setto) et une voie bitumée sur une même longueur (PEPAI-Zou, 1990). Les routes et pistes de Djidja étant pour la plupart non aménagées y posent un véritable problème d'accès. Ceci rend la commune très enclavée et la circulation des biens et des personnes difficile surtout en période de pluie. Les voies les plus difficiles à pratiquer sont les pistes intérieures qui représentent plus de la moitié du réseau. En effet, les voies secondaires dégradées en toute saison (sols argileux, graniteux, présence de nombreuses souches d'arbre) font que les frais de transport sont très élevés et limitent les déplacements dans la commune. Certaines localités (tout l'arrondissement de Gobaix, le village de Lobéta dans l'arrondissement de Monsourou, etc.) de la commune se retrouvent très enclavées en période de pluie compte tenu de l'inexistence de voies praticables et de pont pouvant les relier au reste de la commune. Cette situation crée dans ces localités la mévente des produits agricoles et les paysans se retrouvent dans l'obligation de livrer leurs produits à des prix dérisoires et ne jouissent pas suffisamment du fruit de leurs efforts. Un nombre important de femmes meurent en couche à cause de l'enclavement de leurs lieux de résidence. Le manque de suivi et de prise en charge d'un nombre élevé d'enfants en cas de maladie est souvent lié à l'enclavement de leurs localités de résidence. Des cas de noyade sont enregistrés chaque année à cause de la traversée du fleuve Couffo.

Moyens de transport et insécurité
Les principaux moyens de transport utilisés par les commerçants sont les Zémidjan et les taxis-autos qui pratiquent des prix relativement élevés compte tenu de l'état des routes et pistes de desserte et de l'insécurité. Parlant de l'insécurité, il faut souligner que les cas de bracage deviennent de plus en plus inquiétants. Selon nos enquêtes auprès des agents de sécurité de la commune, les cas de grandes criminalités enregistrés en 2000, 2001 et 2002 sont respectivement de 14, 25 et de 9, soit une moyenne de 15 cas de grandes criminalités par an.

3.3 Artisanat

Les artisans de la commune ne bénéficient pas des opportunités de formation, ni du marché public pour cause du faible niveau d'instruction et de d'analphabétisme des artisans. De même, les organisations du secteur ne fonctionnent pas par la non performance de la FENAB et l'accès au crédit demeure très difficile.